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"Ta foi t'a sauvé"



Et toi tu as la foi ? Es-tu croyant ?

Ces questions souvent posées dans les échanges avec nos proches

restent parfois sans réponse, ou donnent lieu à des réponses très diverses…


CROIRE… EN DIEU… EN L’HOMME… EN SOI… EN L’AUTRE… EN LA VIE…


Croire, est-ce d’abord adhérer à des vérités révélées et à des dogmes ?


Croire, est-ce d’abord la pratique religieuse : aller régulièrement à la messe, participer aux prières, respecter les règles de vie édictées par l’Eglise ?


Croire est-ce d’abord une affaire de convictions, de valeurs intérieures nourries de l’Evangile et partagées avec d’autres, pour trouver du sens à la vie ?


Croire est-ce d’abord espérer un avenir meilleur et le construire par des actions de solidarité, par des engagements humains, sociaux ou politiques ?


Croire c’est tout cela à la fois, mais chacun de nous donne la priorité à l’un ou l’autre de ces aspects. Et toi qui m’écoute, quand tu penses « croire » ou « avoir la foi », qu’est-ce que tu mets en premier ?


A cette question, j’ai envie de répondre par cette phrase de Jésus :


« TA FOI T’A SAUVÉ »


Cette phrase revient souvent dans l’Evangile, et je vous invite à aller relire ces textes : Jésus lui-même nous révèle quelle est la vrai foi pour lui… Regardez comme Jésus met en valeur l’initiative et la démarche des personnes qui viennent à lui.


La femme soufrant d’hémorragies vient d’oser toucher la frange de son manteau ; Jésus lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée. (Mt9.22 )

C’est quoi sa foi qui l’a sauvée ? c’est sa confiance qui lui donne l’audace d’oser s’approcher et toucher son manteau !


Les aveugles qui s’approchent de lui en croyant qu’il peut leur rendre la vue : Jésus touche leurs yeux aveugles en disant : « Que tout se passe pour vous selon votre foi ! » (Mt 9, 29).

C’est quoi leur foi qui les a sauvés ? c’est leur espérance qui les motive à venir vers Jésus.


L’aveugle Bartimée crie alors qu’on le rabroue puis se lève et bondit vers : Jésus lui demande

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Puis il lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » (Mc 10, 52)

C’est quoi sa foi qui l’a sauvé ? C’est son outrecuidance à crier malgré ceux qui le rabrouent, c’est son énergie à se lever et à bondir alors qu’il était effondré au bord du chemin, et c’est encore sa propre volonté à laquelle Jésus fait appel quand il lui demande ce qu’il veut !


Zachée le collecteur d’impôt malhonnête accueille Jésus chez lui et décide de partager ses biens et de rendre ce qu’il a volé : Jésus lui dit : « Aujourd’hui le salut est arrivé dans cette maison » (Lc 19, 9).

C’est quoi sa foi qui l’a sauvé ? C’est sa curiosité à monter sur un arbre pour voir, c’est son acceptation à en descendre pour accueillir Jésus au milieu de sa misère, c’est ce retournement qu’il opère en décidant tout seul de réparer et de se réparer en rendant ce qu’il a acquis injustement.


Le centurion romain (représentant le pouvoir colonial de l’époque) vient demander à Jésus de guérir sa fille : Jésus est « en admiration » devant lui. Il se retourne et dit à la foule qui le suivait : « Je vous le déclare, même en Israël, je n’ai pas trouvé une telle foi ! » (Lc 7, 09)

C’est quoi sa foi qui l’a sauvé ? Lui qui habituellement a le pouvoir et donne des ordres, il dépose son autorité et son pouvoir et se retrouve démuni, s’en remettant à un autre.


La femme adultère lave les pieds et les couvre de parfum ; Jésus lui dit : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » (Lc 7, 50) car « ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. »

C’est quoi sa foi qui l’a sauvé ? Elle aurait pu avoir honte et s’accuser devant Jésus, mais au contraire elle se découvre capable d’un amour sincère et gratuit… Cette capacité à aimer coexiste avec ses péchés et la sauve, là où les autres restent obnubilés par leurs jugements !


Le lépreux guéri (samaritain, donc étranger) vient remercier : Jésus dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » (Lc 17, 19)

C’est quoi la foi qui l’a sauvé ? C’est son besoin de venir remercier pour ce qu’il avait reçu plutôt que d’en profiter tout seul…


Le publicain en prière se reconnait petit et pauvre, à l’inverse du pharisien bon pratiquant qui se croit juste et juge les autres : Jésus dit : « c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre » (Lc 18, 14)

C’est quoi la foi qui l’a sauvé ? C’est qu’il s’est reconnu comme il était, petit et humble. Il était donc un homme juste, à sa juste place, juste vrai avec lui-même et avec son Dieu… Alors que l’autre fanfaronnait et était fier des pratiques religieuses qu’il accumulait pour être un homme bien…


A l’inverse, devant les doutes et les préjugés de ses proches à Nazareth où il avait grandi, Jésus ne fit pas beaucoup de miracles à cause de leur manque de foi. (Mt 13, 58)


De même le jeune homme riche qui respecte les commandements s’en va pourtant tout triste car il ne peut pas lâcher tous ses biens et tout ce qu’il possède… (Mc 10, 21)


LA FOI QUI SAUVE : UNE QUESTION DE CONFIANCE !


Croire, ce n’est pas être fier d’être bien-pensant et pratiquant…

Croire, ce n’est pas être dans la soumission et la peur d’être puni ou condamné.


Croire est une question de confiance :

confiance en soi pour oser se mettre en route, se relever, appeler au secours…

Confiance en l’autre quand je quitte les lamentations pour chercher du soutien…

Confiance en Dieu qui jamais ne sanctionne et toujours sanctifie par son seul amour.


LA FOI QUI SAUVE : UNE INITIATIVE DE L’HOMME


Croire commence toujours par une initiative de l’homme et de la femme : l’aveugle crie, puis se lève et bondit, la femme touche le manteau en premier, Zachée veut voir Jésus et monte sur un arbre, le centurion quitte son autorité de militaire pour venir se faire humble devant Jésus, etc.


Sans cette initiative de l’homme, Jésus ne peut pas faire de miracle ni forcer qui que ce soit à quitter ce qui l’attache


CROIRE EN DIEU, CROIRE EN SOI, CROIRE EN L’HOMME, tout à la fois !


On pourrait presque dire : ce n’est pas Dieu qui te sauve ! Car Jésus dit : ta foi t’a sauvé.

C’est ta foi, ta confiance et ton initiative, qui te sauvent.


Jésus n’est pas venu instaurer une nouvelle religion ou quelques gestes rituels et magiques nous ouvriraient la porte du Ciel. Il est venu incarner Dieu dans nos confiances et nos initiatives, dans nos espoirs et dans nos détresses, dans nos énergies et dans nos faiblesses…


Quittons ce faux Dieu qui du haut de son ciel choisirait qui il sauve et qui il punit ! Tournons-nous vers ce « Dieu de tous les jours », Dieu aux tous les jours de l’homme et du monde que nous ne trouverons jamais plus en attendant qu’il vienne nous sauver ! Nous le trouverons au cœur de nos énergies et de nos solidarités, au cœur de tous ces moments où nous nous disons : « je ne l’aurais pas cru, et pourtant j’y suis arrivé… » ou bien : « telle personne, tel évènement est arrivé au bon moment » ou encore : « nous y sommes arrivés ensemble ! »


Croire en Dieu, croire en soi, croire en l’homme : une seule démarche en trois dimensions. Et lorsque nous oublions l’une de ces dimensions, c’est tout l’édifice du croire qui s’écroule, jusqu’à la perte de sens, jusqu’au repli, à la méfiance et au rejet, jusqu’à la désespérance…


Pour conclure et ouvrir encore un peu plus le souffle de notre foi, je vous lis un texte de l’auteure Karine Malenfant. J’aime beaucoup ce texte, même si je ne partage pas toutes ses conceptions de la spiritualité. Que chacune et chacun de nous garde de ce texte une phrase, une image, une résonnance qui nous rejoint dans notre manière personnelle de croire.



Lorsqu'on parle de foi,

certaines personnes s'imaginent automatiquement que nous parlons de religion.


La foi ne fait partie d'aucun dogme ni d'aucune religion.


La foi : c'est le souffle sur tes ailes,

c'est la confiance qui brûle ton cœur,

c'est la petite voix qui te guide sur ton chemin,

c'est la lumière qui brille en ton âme.


La foi : c'est l'amour que tu offres à tes rêves.

C'est la compassion que tu as pour toi et pour les autres,

c'est le sourire que tu portes sur tes lèvres.


La foi : c'est lorsque tu n'essaies pas de contrôler les événements dans ta vie,

c'est quand tu lâches prise et que tu vas de l'avant.


La foi : c'est quand tu tends l'oreille aux murmures des anges,

à l'énergie qui vibre en toi,

à la Source,

à la Terre-Mère,

à ces instants de plénitude.


La foi : c'est quand tu vis l'instant présent

et que tu l'apprécies pleinement.


La foi : c'est quand tu es reconnaissant de ta vie,

de chaque moment de ton existence,

de l'air que tu respires,

du soleil sur ta peau,

de la nourriture dans ton assiette,

et du toit sur ta tête.


La foi : c'est un ensemble et non une frontière ni un obstacle.


La foi : c'est toi et c'est moi.

Karine Malenfant


Et j’ai envie de vous répercuter cette phrase de Jésus, à chacune et chacun de vous auditeurs, là où vous êtes et dans ce que vous vivez : « Va, ta foi t’a sauvé »


Ta foi t'a sauvé
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Marc THOMAS


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