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À Dieu et à Diable...

Dernière mise à jour : 6 juin

Vivons-nous sous influence

des esprits maléfiques ou vivifiants ?

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Vivons-nous sous influence

des esprits maléfiques ou vivifiants ?


J’ai entendu sur la page Facebook d’une amie la retransmission du sermon d’un prêtre sur la page : « Publications de Padreblog » intitulée « Fornication, impureté, idolâtrie… LE DIABLE EXISTE ».

Cette publication m’a beaucoup interrogée. Je vous propose d’écouter en vous demandant d’abord, non pas est-ce que vous y croyez ? mais d’abord : est-ce que ce qu’il dit correspond bien à votre expérience dans votre vie à vous ?

 

Voici cette publication. Je vous partage ensuite mes questionnements.

 

Le Diable existe, le diable n’est pas un symbole, il existe vraiment !

Fornication, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haine, rivalités, jalousie, colère, disputes, divisions, beuveries, orgies et autres choses du même genre, comme le dit St Paul.

 

Vous pouvez être sûrs que le diable encourage toutes ces pensées dans votre esprit. Le seul but du diable est de vous pousser à faire le mal, de vous pousser à refuser Dieu. Le diable agit dans vos vies, mais du tout comme vous l’imaginez. La plupart du temps, ça ne ressemble pas à ce qu’on voit dans les films d’horreur. La plupart du temps, le diable agit en encourageant les mauvaises pensées qui traversent notre esprit.

 

Le diable existe, il agit dans vos vies, mais sa puissance n’est rien à côté de la puissance du Christ. Le diable, c’est comme un gros chien qui aboie, qui fait peur, mais qui est tenu en laisse. Vous ne risquez rien si vous êtes avec Dieu. Vous ne risquez rien si vous invoquez le Saint Nom de Jésus : Jésus, sauve-moi ! Jésus garde-moi ! Jésus protège moi !

 

SERIONS-NOUS DES MARIONNETTES MANIPULÉES ?


D’abord une litanie de débauches reprise de la lettre de Paul aux Galates… Nous pouvons certes nous reconnaître dans l’une ou l’autre, et nommer cette part sombre qui nous habite. Mais je suis surpris que, à la différence de St Paul, il en rende le diable responsable ! Ce serait le diable qui nous encourage, qui nous pousse à faire le mal, qui agit dans nos vies… comme si nous n’avions d’autre choix que d’être soumis et manipulés comme des marionnettes sous influence…

Je suis surpris aussi qu’il puisse suffire d’appeler le nom de Jésus : « Jésus sauve-moi, Jésus garde-moi, Jésus protège-moi »… Et là encore il s’agirait de nous soumettre à une autre influence salvatrice pour en sortir et nous protéger… Ce Dieu nous sauverait sans autre intervention de notre part qu’un appel au secours… Nous serions aussi les marionnettes d’un Dieu qui sauve…

 

Cette image d’un homme manipulé par des esprits maléfiques et bénéfiques se retrouve dans toutes les religions païennes, dans tous les sacrifices que font les humains soumis à la peur d’un diable qui corrompt, d’un Dieu qui punit ou d’un Dieu qui nous sauve en faisant tout à notre place.

 

La Bible nous présente pourtant une toute autre image de l’homme, créé à l’image de Dieu, libre et responsable de ses choix. Elle nous présente un Dieu qui confie à l’homme sa création pour la cultiver, soumettre les forces contradictoires et organiser la vie (Gn 1, 27-28).

 

Livre du Deutéronome 30, 11…19)

Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte.

Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique.

Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. (…), la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,


C’est un point essentiel de la Bonne Nouvelle du Salut : l’homme selon la Bible n’est plus le jouet manipulé par des forces extérieures, il est, à l’image de Dieu, libre et créateur, responsable de ses choix. C’est vraiment une Bonne Nouvelle par rapport à toutes les religions païennes qui nous projettent dans la peur et la soumission à des forces qui nous dépassent.

 

Certes nous sommes tous traversés de forces contradictoires : « la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur » comme disait le Deutéronome. C’est bien l’homme qui décide de prendre le pouvoir et de faire la guerre, ou au contraire de construire le respect, la solidarité et le vivre ensemble. Certes ces forces contradictoires sont difficiles à canaliser en nous. Mais nous n’en sommes pas les jouets, sauf si nous démissionnons de nos responsabilités et de notre liberté de choisir. 

 

SUFFIRAIT-IL D’APPELER DIEU AU SECOURS ?


D’après la vidéo Facebook, nous ne risquons rien car Dieu tient le diable en laisse, et il suffirait d’invoquer le Saint Nom de Jésus pour être libérés de toutes les débauches et de toutes nos parts sombres.

 

Chers amis lecteurs et auditeurs, est-ce bien votre expérience ? Certains d’entre nous sont pris depuis des années dans des addictions à l’alcool, à la drogue, au sexe, ou dans des spirales de violence contre eux-mêmes et contre les autres. Et nous sommes tous confrontés à certains moments à des bouleversements intérieurs, à des dépressions profondes, au risque du suicide parfois.

 

Nombreux sont ceux qui, traversant ces épreuves pendant des années parfois, continuent à prier pour être délivrés, et n’y arrivent pas. Nombreux sont ceux qui sont croyants, qui vont se confesser de leurs péchés plusieurs fois par an et pendant des années, et n’y trouvent pas la solution la plupart du temps pour se libérer de toutes ces forces destructrices.

 

Tous ont invoqué dans la confiance et l’espoir le nom de Dieu, mais la plupart n’y ont pas trouvé la libération et l’apaisement…

 

Non, il ne suffit pas d’invoquer le nom de Dieu comme si Dieu était un magicien qui peut nous sauver d’un coup de baguette magique.

 

J’ai traversé moi-même des périodes très noires où j’aurais pu sombrer dans l’autodestruction ou dans l’agressivité violente. J’accompagne depuis des années des personnes dans la détresse, dans la honte de leur comportement, dans toutes sortes d’addiction et de violences.

 

Dans tout cela, je fais l’expérience qu’il est possible de s’en sortir, de cicatriser les plaies, de reconstruire après l’effondrement. Prier peut accompagner et nourrir cette démarche, mais c’est toujours insuffisant pour produire les transformations nécessaires à un retour à la vie.

 

La condition première est de quitter les fausses croyances qui nous font penser que c’est la faute des autres, de ceux qui nous ont blessés, du diable qui manipule, de Dieu qui nous a oublié ou puni. Ce sont toutes des fausses croyances.

 

Nous commençons à nous libérer quand nous nous regardons nous-mêmes, quand nous nommons nos fragilités, nos blessures, notre violence, et toutes nos parts sombres, quand nous en cherchons les origines dans notre histoire de vie, quand nous quittons la culpabilité pour choisir la responsabilité. Vous me direz que c’est facile à dire… mais comment on fait pour y arriver ?

 

Il s’agit toujours de prendre soin de soi : je suis peut-être coupable de délits, mais je suis toujours responsable de les reconnaître et de choisir de les réparer.

Prendre soin de soi : je suis peut-être victime de personnes ou de situations qui m’ont détruit, mais je suis responsable de sortir des ruminations contre l’autre, de désinfecter mes blessures « en posant des mots sur les maux », de quitter les lieux toxiques, de me protéger des personnes dangereuses pour moi, et d’aller chercher les contextes solidaires et constructifs.

 

C’est mon initiative et ma capacité d’homme libre et responsable, fait à l’image de Dieu, de faire ce travail, de faire ce chemin. Après la faute originelle, l’homme découvre que le monde n’est plus un paradis, mais Dieu, bien loin de l’écraser, l’envoie au cœur du monde avec la difficile mission d’être productif en cultivant la terre et en lui faisant produire des fruits.

 

CE CHEMIN DE LIBÉRATION EST POSSIBLE POUR TOUS


Certains le font seul en se retournant sur eux-mêmes, comme l’enfant prodigue qui se retourne et reprend le chemin de la vie, comme les disciples d’Emmaüs sortis de leur désespoir et choisissant de reprendre le chemin de Jérusalem. D’autres changent leur vie et se libèrent en se découvrant une passion personnelle ou professionnelle, ou parce qu’ils sont confrontés à un événement imprévu qui vient remettre leurs valeurs dans le bon sens.

 

D’autres le font grâce au soutien de leurs proches, des amis, des membres de leurs familles, des associations de soutien, comme des jeunes décrocheurs scolaires accompagnés par des personnes compétentes, et découvrant qu’ils peuvent réussir ailleurs qu’à l’école, alors qu’on leur renvoyait sans cesse leurs échec et qu’il se croyaient incapables.

 

D’autres demandent l’accompagnement d’un thérapeute ou d’un psychologue, non pas parce qu’ils sont fous, mais parce qu’ils y trouvent un lieu de parole où ils sont sûrs de ne pas être jugés, de désinfecter leurs blessures par la parole, et parce que le thérapeute va les accompagner dans la recherche de leurs ressources propres…

 

Alors n’attendez plus que le diable vous fiche la paix ! Ne demandez plus à Dieu de vous sauver tout en restant enfermés chez vous et en vous en attendant un miracle !

 

Croyez en vous, quittez la culpabilité pour la responsabilité, osez demander de l’aide à des personnes de confiance… et vous verrez des chemins libérateurs s’ouvrir devant vous. Ainsi Dieu sauve aujourd’hui, à travers l’initiative des hommes !

 

Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. (…), la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,

 

J’attends par mail les témoignages de celles et ceux qui peuvent témoigner qu’ils ont vécu cette expérience de libération !


A Dieu et à Diable
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Marc THOMAS   

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