L'écoute cordiale
- Marc THOMAS
- il y a 4 jours
- 5 min de lecture
Je voudrais vous parler aujourd’hui de la manière dont j’écoute les personnes qui me demandent de les accompagner dans une période difficile de leur vie ou pour clarifier des choix, des objectifs, des interrogations sur le sens de leur vie. Et ce que je vais vous dire fera peut-être résonner en vous ce besoin d’être écouté qui habite tout être humain…
MA TRAJECTOIRE D’ÉCOUTANT
Beaucoup de personnes me demandent si je suis psychologue. Je n’ai pas droit à ce titre qui est réservé à celles et ceux qui ont fait tout le parcours universitaire de formation en psychologie. Pour ma part, j’ai suivi seulement l’année finale de cette formation, qui m’a permis d’obtenir le Master 2 en Psychologie. J’ai suivi cette formation en Validation des Acquis de l’Expérience, alors que j’avais déjà 53 ans et 30 ans d’expérience d’écoute. Au-delà de l’acquisition de compétences, ce fut surtout pour moi l’occasion de débriefer ces années d’expérience et de relire les grandes étapes de mon histoire de vie.
Ma formation s’est donc réalisée sur le terrain de l’expérience tout au long des années. Mais ce qui m’a probablement formé le plus, c’est l’accompagnement personnel que j’ai sollicité pour moi tout au long de ma vie d’adulte. Ce travail personnel a commencé quand j’avais moins de 30 ans, déclenché par une dépression qui m’a conduit chez un psychologue. Il s’est poursuivi tout au long de ma vie, jusqu’à aujourd’hui, spécialement dans des périodes de changement de vie, de réorientation personnelle et professionnelle. J’ajoute que l’écoutant que je suis a aussi besoin de supervision régulière, tant il est nécessaire de trouver la bonne distance entre ce que les accompagnés me partagent et ce que cela fait résonner de ma propre trajectoire.
Pour respecter la loi, je ne me présente donc pas comme psychologue, même si j’espère en avoir les compétences après plus de 50 ans d’écoute et d’accompagnement. Autant vous dire qu’écouter et accompagner sont devenus mon ADN et ma mission de vie, et c’est pourquoi, au-delà de ma retraite professionnelle, je continue à les proposer à toutes celles et ceux qui me sollicitent.
COMMENT J’ÉCOUTE : L’ÉCOUTE CORDIALE
Les personnes que j’accompagne et beaucoup de mes amis me disent que j’ai une grande empathie. Je crois avoir appris à écouter l’autre tel qu’il est, sans aucun jugement sur sa personne, en vérifiant toujours auprès de lui que ce que j’ai entendu et compris correspond à ce qu’il voulait dire.

J’aime écouter, simplement écouter, sans chercher ce que je vais répondre, seulement pour permettre à l’autre de s’entendre, de s’entendre dire, de se sentir entendu, compris, accueilli.
J’aime écouter ce que les mots ne disent pas, mais ce que les ressentis expriment, ce que les émotions portent comme message de notre intériorité ; ce que les postures, les regards, les mimiques laissent transparaître des émotions et des messages de notre intériorité dont elles sont porteuses. J’aime relever ces lapsus, ces mots imprévus, ces silences et y débusquer les poids qu’ils déposent et les portes intérieures qu’ils ouvrent.
Je m’étais laissé dire que l’écoutant devait être neutre… Carl Rogers m’a appris à ressentir ce que l’autre ressent, à écouter en moi l’écho des ressentis de l’autre, à accueillir les pensées imprévues qui me viennent ou les mots qui viennent comme un flash à ma conscience quand je suis centré sur l’autre. Alors je les propose à l’autre, et lui seul peut valider ou laisser de côté ce que je lui propose. Quand je reformule ainsi ce que j’ai accueilli et qui touche un non-dit de l’autre, il arrive souvent que les personnes me disent : « mais oui, c’est exactement ça ! Comment as-tu su cela ? » C’est alors la preuve pour moi que j’étais bien connecté à lui ou à elle et que je n’étais pas dans mon interprétation.
J’aime écouter ainsi. J’essaye seulement de refléter ce que je crois percevoir chez l’autre. Alors non je ne suis pas un écoutant neutre qui ne laisse rien transparaître. L’écoute que je pratique est une écoute cordiale, une écoute qui n’entend pas seulement les mots de la pensée, une écoute qui ne cherche pas les mots de la réponse, une écoute cordiale en connexion aux ressentis de l’autre, une écoute en cœur à cœur.
Ce n’est pas une sympathie qui apprécie l’autre, ni une compassion qui prend en pitié. C’est une empathie où j’écoute l’autre au niveau où il se trouve. Parfois dans son cœur qui ressent, parfois dans ses tripes qui souffrent, parfois dans sa tête en quête de sens. Je me mets à l’écoute en m’ajustant moi aussi avec mon cœur, mes tripes et ma tête. J’accueille ce qu’il me partage dans ce qui résonne en moi à tous ces niveaux de mon être. En distinguant toujours ce qui parle de moi et ce qui parle de lui, à la juste distance qui évite toute confusion. Et une supervision régulière me permet de rester juste et ajusté.

J’aime écouter. J’aime accueillir. J’aime accompagner.
J’aime permettre à l’autre de déposer, de se reposer, sans jamais imposer quelque solution que ça soit.
J’aime marcher avec l’autre, à ses côtés pour qu’il puisse regarder droit devant et choisir lui-même son propre chemin. Alors il peut être lui-même l’inventeur de ses propres solutions et redevenir acteur de sa vie.
EST-IL NÉCESSAIRE D’ÊTRE ÉCOUTÉ ET ACCOMPAGNÉ ?
Nous savons tous combien l’écoute d’un ami ou d’un proche peut nous faire du bien quand nous traversons l’épreuve. Ca fait tellement de bien de se sentir entendu, compris, accueilli, reconnu… C’est déjà le début de la libération.
A quatre conditions :
que cet ami ou ce proche nous écoute jusqu’au bout sans nous interrompre ;
qu’il ne cherche pas trop vite les solutions… car s’il cherche les solutions il ne m’écoute déjà plus, et il risque de me proposer les solutions qui lui conviennent à lui
qu’il ne me dise pas trop vite que ce n’est pas grave et que c’est moi qui en fais une montagne, car c’est toujours plus facile de voir la falaise depuis la route que d’être accroché à flanc de falaise sans en voir le bout
qu’il ne se mette pas à me plaindre et à me prendre en pitié, mais qu’il me laisse exprimer ma souffrance, ma révolte, mes interrogations, avant de m’accompagner dans ma recherche d’issues ou de solutions.
Et pourtant, beaucoup hésitent encore à aller chez le psy où à s’engager dans une démarche d’accompagnement. Par honte ou peur de ce que je vais découvrir. Par peur d’être jugé. En croyant que l’écoutant va tout savoir de moi et percer mon intimité.
Je vous propose ici deux poèmes que j’ai écrits à celles et ceux qui hésitent à entrer dans une démarche d’accompagnement. Écoutez tranquillement, ou faites-en une lecture médiative. Et écoutez surtout ce qu’ils font résonner en vous.
Marc THOMAS vous propose :
ACCOMPAGNEMENT PERSONNEL - THÉRAPIES BRÈVES - COACHING
en présentiel ou en visio

C'EST QUOI UN ACCOMPAGNATEUR ?
Celui ou celle qui ne sait rien de toi,
celui qui n’interprète pas et ne conseille pas,
celui qui marche derrière toi car toi seul connais la route…
Et tu t’éveilles, tu te révèles et tu accouches de toi-même !
CONTACT
Marc THOMAS, retraité, continue à accompagner personnellement des personnes qui ont besoin de parler pour voir plus clair dans leur vie. Contactez le pour envisager avec lui comment adapter son accompagnement à vos attentes et à vos besoins
Marc THOMAS, à La Possession (Ile de la Réunion)... ou en visio (partout dans le monde)
Tél. et WhatsApp : +262 693 419 662 - Mail : marc-thomas@parole-semee.com
Les conditions financières seront définies ensemble au premier rendez-vous,
en fonction des possibilités de chacun
« Ce qui soigne, c’est le regard d’amour que nous posons sur la personne qui souffre »
(Micheline CLAUDON, addictologue, sur France 2 le 21/03/2019)
Présentation de mon style d'écoute et d’accompagnement
Marc THOMAS










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