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  • Photo du rédacteurMarc THOMAS

L'aiglon et les poussins

Des contes pour bien vivre




Un conte présenté par Erika DIJOUX, coach et formatrice


T'a-t-on déjà dit que tu étais le vilain petit canard de la famille ? Le vilain petit canard qui ne se sentait pas à sa place. Cette semaine, je te raconte une histoire plutôt semblable au vilain petit canard.



1. L’histoire de l’aiglon


Sur une île paradisiaque vivaient Maman aigle (à La Réunion nous avons la papangue), Papa aigle et leur petit aiglon à naître. Leur nid se trouvait en haut d’une falaise, le long d’un rempart. Un jour, Maman aigle et Papa aigle ont quitté leur nid pour aller à la recherche de nourriture. Survînt alors ce même jour, un cyclone, qui avait été surnommé Fakir. Les vents de Fakir furent d’une telle violence que l’œuf dégringola le long de la falaise et atterrit dans la ferme d’un îlet (village), Aurère, situé en bas de cette falaise.


Avec le choc, l’œuf se brisa. Le petit aiglon sortit donc de son œuf et vit autour de lui des poussins qui se trouvaient dans le poulailler. Et il se mit à les suivre. Dans cette ferme, il y avait le fermier qui donnait des graines, le fils occupé par les cabris, et la fermière qui triait ses brèdes (herbes de La Réunion utilisées comme légumes). L’aiglon faisait tout comme les poussins : chercher des vers, picorait et volait à ras le sol. Il grandit ainsi. Arrive un jour, un phénomène tout à fait étonnant, inimaginable, unique et sensationnel dans la nature : les aigles ont décidé de voyager ensemble (les aigles ont l’habitude de voler seul).


Ils se sont envolés donc, de façon déployée, de façon épanouie, de façon réalisée. Ils étaient tous majestueux. Ce phénomène fut tellement splendide, un spectacle incroyable et rare qu’il attira l’attention de tous. En effet, tout le monde arrêta leurs activités pour les admirer. Le fermier, le fils, la fermière étaient tous émerveillés. Les poussins, devenus des poulets, se mirent aussi à regarder ce phénomène.


À ce moment-là, l’aigle lui aussi leva la tête et vit cet admirable phénomène. Il se dit : « Ooh ! Waouh ! Comme j’aurais aimé être un aigle. » Tous les autres poulets se moquèrent de lui : « Toi !?! Jamais », « dans tes rêves, tu es un poulet, tu resteras poulet !!! ». Et, triste et désespéré, il continua à picorer les graines que lui lançait le fermier. Il continua sa vie croyant qu’il était un poulet. Il pensait que là était sa place et mourut ainsi.



2. Aiglon ou poussin ? le commentaire d’Erika


Cette histoire a une morale vous l’aurez compris. Et la morale est surtout portée sur l’aigle. En effet, cette histoire nous fait réfléchir sur cet aigle qui a finit par se prendre par un poulet. Il a cru en ces poulets qui lui ont dit qu’il n’était qu’un poulet. Il a laissé les autres définir son potentiel. Imaginez un instant si cet aigle avait cru en son potentiel, que serait-il devenu ? S’il avait au moins essayé de déployer ses ailes et voler, il aurait pu juger par lui-même. Mais ce ne fut pas ainsi. Ne laissez personne déterminer qui vous êtes et de quoi vous êtes capables.


Regarde bien ce que tu admires chez les autres. Regarde bien ce qui te fascine chez eux. Tu es attiré(e) par des personnes qui te rappellent le potentiel qui t’habite. Alors, au lieu de regretter de ne pas avoir les qualités qui sont les leurs, prends conscience et développe ces mêmes qualités en toi. »


En temps normal, la morale s’arrête à là. En effet, cette histoire a tendance à se focaliser sur l’aigle et a oublié les autres personnages. Moi, j’aimerais apporter ma touche personnelle et aller un peu plus loin avec vous.


Oui, l’aigle est majestueux, ce qui laisserait croire que l’aigle est plus important que le poulet. Nous avons tendance à juger supérieurs ou inférieurs les personnes, les métiers, les fonctions…


Alors que chaque personne a son importance et sa valeur. Il existe des aigles qui se croient poulets et des poulets qui se croient aigles car elles ont grandi avec de fausses croyances sur leur identité. Et ce sont donc des personnes qui ne sont pas heureuses. Elles ignorent leur vraie valeur : c’est à dire inestimable.


Notre société nous apprend à porter un regard dévalorisant sur les personnes et à dire que l’une est meilleure que l’autre ou vaut plus que l’autre. « C’est nul d’être un poulet ! » pourrait-on comprendre ou entendre.


Chez les Christalides, nous avons pour mission de mettre en lumière l’identité de la personne afin qu’elle puisse découvrir, reconnaître sa valeur, son potentiel et ses talents. Pour finir, nous croyons autant en les aigles qu’en les poulets ! Le monde a besoin autant des deux. Ce que ne fait pas le fermier ni la fermière (nous y venons à ces personnages). Ils représentent les parents, les éducateurs, enseignants, managers, … qui ont la responsabilité d’activer, de mettre en valeur le potentiel et les talents chez nos jeunes, ces aiglons et ces poussins.


Alors aiglon ou poussin ? Soyez fier(e)s de qui vous êtes !


 

1 lettre de St Paul aux Corinthiens 12, 12-26


Prenons une comparaison : le corps ne fait qu’un, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.

C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.


Le corps humain se compose non pas d’un seul, mais de plusieurs membres. Le pied aurait beau dire : « Je ne suis pas la main, donc je ne fais pas partie du corps », il fait cependant partie du corps. L’oreille aurait beau dire : « Je ne suis pas l’œil, donc je ne fais pas partie du corps », elle fait cependant partie du corps.


Si, dans le corps, il n’y avait que les yeux, comment pourrait-on entendre ? S’il n’y avait que les oreilles, comment pourrait-on sentir les odeurs ? Mais, dans le corps, Dieu a disposé les différents membres comme il l’a voulu. S’il n’y avait en tout qu’un seul membre, comment cela ferait-il un corps ? En fait, il y a plusieurs membres, et un seul corps.


L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi » ; la tête ne peut pas dire aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ». Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus délicates sont indispensables. Et celles qui passent pour moins honorables, ce sont elles que nous traitons avec plus d’honneur ; celles qui sont moins décentes, nous les traitons plus décemment ; pour celles qui sont décentes, ce n’est pas nécessaire. Mais en organisant le corps, Dieu a accordé plus d’honneur à ce qui en est dépourvu.


Il a voulu ainsi qu’il n’y ait pas de division dans le corps, mais que les différents membres aient tous le souci les uns des autres. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie.


Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps.


 

L’abeille et le papillon par Henri SALVADOR



Une abeille un jour de printemps Voletait, voletait gaiement Sur la rose bruyère en fleur Dont si douce est l'odeu

Au pied de la bruyère en fleur Une pauvre chenille en pleur Regardait voler dans le ciel La petite et son miel Et la pauvre chenille en sanglots Lui disait "Je vous aime" Mais l'abeille là-haut, tout là-haut N'entendait pas un mot

Cependant que les jours passaient La chenille toujours pleurait Et l'abeille volait gaiement Dans le ciel du printemps Après avoir pleuré jusqu'à la nuit Notre chenille s'endormit Mais le soleil de ses rayons Vint éveiller un papillon Et sur une bruyère en fleur Notre abeille a donné son cœur Tandis que chantaient les grillons, Au petit papillon Par les bois, les champs et les jardins Se frôlant de leurs ailes Ils butinent la rose et le thym Dans l'air frais du matin Ma petite histoire est finie Elle montre que dans la vie Quand on est guidé par l'amour, On triomphe toujours On triomphe toujours On triomphe toujours

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