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  • Photo du rédacteurMarc THOMAS

Libre au milieu des autres



« Qu’est-ce que l’autre va dire ? »

« Il faut faire plaisir… ne pas le blesser… »

« Il faut… Je dois… Je n’ai pas le choix… »

Et toute une vie de contrainte et de conformisme…


LAMENTATIONS OU RÉVOLTE


Souvent nous ruminons en boucle ces contraintes…

Nous les transformons en lamentations permanentes…

Nous n’osons pas dire, mais ça rumine en aigreur toxique en nous…

Jusqu’à une tristesse infinie, jusqu’à la déprime dans un sentiment de solitude…


Ou bien nous nous révoltons à force de ne pas pouvoir dire ou de ne pas être entendu…

La colère surgit et devient violente, en paroles d’abord, en actes ensuite,

Colère contre l’autre, colère contre nous-mêmes…

Jusqu’à la violence intrafamiliale,

jusqu’à la violence sociale qui ne se contente plus de manifester mais qui veut tout casser,

jusqu’à la violence intérieure qui détruit mes espoirs et mes valeurs,

jusqu’à l’envie de me détruire…


Comment sortir de cette nuit déshumanisante et mortifère qui gangrène tant de nos relations ? Comment nous retourner vers la lumière ?

Ca parait si difficile à réaliser… Ca vous paraît peut-être impossible…

Je vous proposerai tout à l'heure un chemin en quatre étapes pour y parvenir.

Mais nous n'arriverons pas à marcher sur ce chemin

si nous ne commençons pas par conforter notre désir d'y parvenir.

Pour conforter ce désir, je vous propose d'abord d'écouter ou de lire

ce chant de Liane Foly : On a tous le droit


Écouter le chant de Liane FOLY : https://www.youtube.com/watch?v=wtzf9MZUrC8


C’est possible de sortir de cette souffrance relationnelle à une condition : transformer nos lamentations et nos ruminations en nous détachant des autres et en nous centrant sur ce que nous ressentons. Habituellement nous dénonçons les autres ou les situations : nous nous interdisons ceci ou nous nous contraignons à cela pour ne pas blesser l’autre ou pour lui faire plaisir … Bref nous vivons dans la dépendance des autres, nous nous soumettons à ce qu’ils attendent de nous, ou simplement à nos peurs de leurs réactions…


QUATRE ÉTAPES POUR SE LIBÉRER


1. D’abord me tourner vers moi,

non par égoïsme, mais simplement pour prendre soin de moi et me protéger :

  • à quoi j’ai envie de dire non parce que ça ne me convient pas ?

  • qu’est-ce que je désire vraiment et qui serait motivant pour moi ?

  • de quoi j’ai besoin pour me sentir bien ?

Oser me poser ces questions sans me laisser arrêter par « mais de toutes façons je ne pourrai pas » ou « c’est impossible » : nous nous demanderons ensuite comment ça serait possible de mettre cela en pratique !

En commençant par accueillir ainsi mes désirs et mes besoins, je devrais déjà ressentir un début de détente et de libération, un peu comme une plante qui manquait d’eau se redresse automatiquement quand on l’arrose


2. Parler à une personne de confiance :

une personne bienveillante que je connais, une personne qui va m’écouter sans me juger… Peut-être cette personne auprès de qui, avant, j’allais raconter mes misères et à qui je vais partager maintenant, non seulement mes blessures, mais aussi mes désirs et mes besoins.


En parler avec elle va conforter et solidifier ces désirs et ces besoins et faire grandir mon envie de les réaliser : il s’agit de m’entraîner à parler, comme un sportif s’entraine et fortifie ses muscles avant la course !


3. Chercher comment oser être moi :

- me protéger de personnes autoritaires ou toxiques, en trouvant la bonne distance : il ne s’agit pas de les fuir ou de les rejeter, il ne s’agit pas de les affronter avec agressivité, il s’agit d’abord de savoir que leur autoritarisme ou leur violence leur appartiennent, expriment leurs propres blessures ou malaises : tout cela est à eux, et je n’ai pas à le laisser pénétrer en moi, ni à vouloir les convaincre qu’ils se trompent !


- apprendre à dire ce que je pense et ressens ou à dire non à ce qui ne convient pas sans rejeter la personne : « je ne peux pas répondre à ton invitation, mais je tiens à notre relation et nous trouverons d’autres moyens de la partager » ; « je ne suis pas d’accord avec toi, mais je respecte ton point de vue et je te demande de respecter le mien » ; « je comprends que ce que je t’ai dit t’a fait mal et je le regrette, mais je n’avais pas l’intention de te blesser et nous pourrons en reparler quand tu le souhaiteras »…


4. Consentir aux délais et à la liberté de l’autre

- Chacun son rythme : il me faut parfois du temps pour revenir vers quelqu’un, quand j’ai été blessé par notre relation… Il faut aussi du temps à l’autre pour accepter mon retour… Certains vont vite à changer, d’autres ont besoin de plus de temps pour digérer (par pour ruminer !!!).


- Je ne peux pas changer l’autre ni le contraindre à changer de ton ou à renouer avec moi un dialogue constructif. Je peux seulement lui proposer… S’il refuse, je ne me laisse pas aller à de nouvelles aigreurs ou lamentations, car ça serait encor me mettre sous sa dépendance et lui remettre les clefs de mon bien-être. Or c’est à moi de prendre soin de moi, de me protéger en me disant que j’ai fait ma part du chemin.



JE PEUX ÊTRE MOI AU MILIEU DES AUTRES

« Qu’est-ce que l’autre va dire ? »

« Il faut faire plaisir… ne pas le blesser… »

« Il faut… Je dois… Je n’ai pas le choix… »

Et toute une vie de contrainte et de conformisme…


Et pourtant…


L’émotion douloureuse d’être enchaîné ou enfermé

crie mon besoin de liberté.

J'accueille l’émotion douloureuse, sans m’y noyer :

j'écoute le message de mon émotion

il est le cri de mon besoin de liberté et de libération !


Alors bientôt, au gré d’un événement ou d’une rencontre,

je pourrai dire « Stop ! », écouter mes envies, nommer mes désirs…

Me sentir bien et motivé, sentir monter l’énergie !

Je me donne le droit d’exister ! Enfin libre !


Mais il reste de la peur :

comme le plongeur au bout de la planche,

comme l’oiseau à la porte d’une cage ouverte…

Les raideurs et les liens de mes contraintes m’ont tenu jusqu’ici

comme une carapace, une armure ou une prison.

Dégagé de ce carcan, pourrai-je tenir debout par moi-même ?

Vertige d’être moi…


Il reste à me rééduquer :

m'entraîner à marcher sans plâtre, retrouver l’équilibre

muscler la confiance en moi et ma liberté d’aimer,

apprendre à vivre par moi-même, à choisir mes vrais amis

et ainsi : devenir moi !

M’affranchir

ni par l’obéissance, la soumission, le silence…

ni par la révolte, la dénonciation, l’accusation…

mais par l’autonomie :

le choix d’être moi librement,

le choix de m’ajuster pour vivre au milieu des autres,

le choix de m’adapter aux contraintes de la vie…


Seul avec moi-même au risque de la vie,

dans la confiance grandissante en moi et en mes ressources…

Mais aussi je choisis de devenir ensemble,

de chercher des alliés et construire des alliances,

en communion chaleureuse avec des personnes vivifiantes :

alors je suis protégé de toute dépendance toxique et emprisonnante…


J'écoute, j'accueille et je laisse place à mon désir d’Être,

où se croisent mes énergies intérieures et les opportunités de la vie !




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