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  • Photo du rédacteurMarc THOMAS

Les plantes du roi

Des contes pour bien vivre




Il était une fois, un roi bon et juste qui avait pris beaucoup de soin à agrémenter les immenses jardins de son château avec toutes sortes d’arbres, de plantes et de fleurs, tous aussi beaux, majestueux et parfumés les uns que les autres. Ses jardins resplendissaient de beauté et offraient un spectacle inégalé à mille lieues alentours.


Il prenait un plaisir chaque jour renouvelé à se promener dans ces jardins habillés par autant de grands arbres dont les cimes tutoyaient les nuages que de petits massifs de fleurs aux couleurs changeantes et aux parfums enivrants.


Un jour, le bon roi dut s’absenter pour un voyage officiel. À son retour, il n’avait qu’une hâte : retrouver les couleurs, les parfums et la composition harmonieuse de ses jardins. Il eut un choc en constatant que les plantes et les arbres qu’il aimait tant étaient en train de mourir et sécher. Il s’adressa au pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demanda ce qui avait bien pu se passer. Le pin lui répondit avec un air triste : « J’ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne serai capable de produire d’aussi beaux et bons fruits qu’il ne porte. Je me suis découragé et j’ai commencé à sécher. »


Le roi alla trouver le pommier qui lui aussi était sur le point de mourir. Il l’interrogea à son tour et celui-ci dit avec un air plus triste encore : « En regardant la rose et en sentant son parfum enivrant, je me suis dit que jamais je ne serai aussi agréable à regarder et aussi parfumé qu’elle. C’est alors que je me suis mis à sécher. »


Comme la rose était elle-même en train de sécher, il alla lui parler et elle lui avoua avec l’air le plus triste du monde: « Comme c’est dommage que je n’ai pas l’âge de l’immense érable sage planté au loin ! Comme c’est dommage que mes feuilles ne deviennent pas aussi dorées comme les siennes à l’automne ! Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs, aussi parfumées soient-elles ? Je me suis donc mise à dépérir. »


C’est alors qu’une toute petite fleur attira l’attention du roi. Alors qu’il l’avait à peine remarquée auparavant, elle semblait aujourd’hui capter toute la lumière et baigner les jardins de son doux parfum. Elle n’était en rien comparable aux autres végétaux desséchés du jardin. Le roi, intrigué, l’interrogea sur sa surprenante vitalité.


« J’ai failli me dessécher, répondit-elle, car au début je me désolais. Jamais je n’aurai la majesté d’un pin qui conserve sa verdure toute l’année ; ni la beauté et encore moins le parfum de la rose; et que dire de la sagesse de l’érable ! Désespérée que j’étais, j’ai voulu mourir moi-aussi. Puis je me suis rappelé que vous aviez choisi de me placer ici, de m’arroser, de prendre soin de ma terre, vous m’avez accordé autant d’importance qu’au pin, qu’à la rose et qu’à l’érable, c’est donc que vous vouliez de moi autant que des autres, telle que je suis, et que j’ai toute ma place dans ce jardin. A partir de ce moment là, j’ai décidé de m’aimer telle que je suis et de contribuer à mon niveau à rendre ce jardin aussi agréable que possible. C’est exactement ce à quoi je m’emploie depuis que vous êtes parti et ce à quoi je m’emploierai tant que je serai en vie. »


 

Evangile selon St Luc 18, 15-17


Des gens présentaient à Jésus même les nourrissons, afin qu’il pose la main sur eux. En voyant cela, les disciples les écartaient vivement.

Mais Jésus les fit venir à lui en disant : « Laissez les enfants venir à moi, et ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.

Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »

 

Nous Ne Sommes Presque Rien par Liane Foly



Il y'a des instants qui arrêtent le temps Et nous laissent désarmés, impuissants Des chagrins que personne ne console Tout c'qu'on nous reprend si injustement Tout c'qui malgré nous change au gré du vent Tout c'qui nous fait trembler comme moi Lorsque j'entends ta voix On ne tient qu'à un fil Nos âmes sont si fragiles On se prend par la main Pour n'pas s'perdre en chemin Comment faire pour survivre Nous ne sommes presque rien Nous ne sommes presque rien

Il y'a des sourires, des gestes évidemment Qui restent gravés éternellement Tôt ou tard une part de bonheur Puisqu'il nous faut affronter nos peurs Sans répéter les mêmes erreurs Tout me fait croire encore et encore Lorsque je pense à toi

On est en équilibre On se croit fort et libre Comme les feuilles en automne On tombe et on s'étonne Comment faire pour mieux vivre Nous ne sommes presque rien Nous ne sommes presque rien

On est si transparent Qu'on voit nos sentiments On se lance des messages Des signes et des images Comment faire pour se dire Que nous ne sommes presque rien Nous ne sommes presque rien On ne tient qu'à un fil Nos âmes sont si fragiles On se prend par la main Pour n'pas s'perdre en chemin Comment faire pour survivre Nous ne sommes presque rien Nous ne sommes presque rien Presque rien


Conte2-Les plans du roi juste et bon
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Marc THOMAS

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